« Mon médecin m'a dit de faire du sport… mais je fais quoi, où, et qui paie ? » Le dispositif existe, il est sérieux, mais mal expliqué. Voici l'essentiel, sans jargon et sans rien vous vendre. Par Batiste et Enzo, coachs sport-santé.
Cet article informe ; il ne remplace pas l'avis de votre médecin, seul habilité à évaluer votre situation et à prescrire.
Derrière l'expression « sport sur ordonnance » se cache un terme officiel : l'activité physique adaptée (APA). La loi la définit comme une activité « adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical » de la personne (article L.1172-1 du Code de la santé publique). En clair : on part de là où vous êtes, pas d'un idéal sportif. Et attention : l'APA n'est pas de la rééducation — la rééducation est un acte de soin réservé aux professionnels de santé ; l'APA, elle, vise à réduire vos facteurs de risque et à vous rendre, à terme, autonome dans une pratique régulière.
Pourquoi c'est sérieux : l'expertise collective de l'INSERM (2019), qui a analysé plus de 1 800 études, conclut que les bénéfices de l'activité physique « l'emportent sans conteste sur les risques », quels que soient l'âge et l'état de santé. Ce n'est pas une opinion de coach : c'est un consensus scientifique.
La loi de 2022 a tout élargi. Quatre grandes situations ouvrent droit à la prescription :
Diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers, Parkinson, sclérose en plaques…
Toute maladie chronique pouvant entraîner incapacités ou complications.
La nouveauté : hypertension, obésité… avant que la maladie ne s'installe.
Notamment liée à l'avancée en âge.
Plusieurs millions de personnes sont concernées — mais seul votre médecin décide de votre éligibilité.
Depuis les décrets de mars 2023, tout médecin qui vous suit peut prescrire — généraliste comme spécialiste, plus seulement le médecin traitant. Après examen et avec votre accord, il remplit un formulaire dédié (objectifs, type d'activité, intensité, durée), en s'appuyant sur les référentiels de la HAS.
Le bon intervenant dépend de votre niveau de limitation, évalué par le médecin. La loi protège les plus fragiles :
Kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens — eux seuls, quand la situation est lourde. Pas le rôle d'une salle de sport.
Titulaires d'une licence STAPS mention APA-Santé, souvent en structures spécialisées.
Diplôme d'État + formation sport-santé (comme la certification ) : ils accompagnent un large éventail de pathologies chroniques, stabilisées ou non, en lien avec votre médecin — et orientent les situations sévères. C'est le profil de nos coachs.
Classification issue du guide HAS (2022). C'est le médecin qui évalue votre niveau et vous oriente.
Un large éventail de pathologies chroniques, avec des limitations légères à modérées — stabilisées ou non — toujours en lien avec votre médecin. En voici quelques exemples :
Ce qu'on oriente : les situations sévères ou lourdes — fortes limitations fonctionnelles, suites d'AVC, post-opératoire récent — relèvent d'un kinésithérapeute ou d'un programme d'APA en milieu de soins. On vous oriente alors vers le bon interlocuteur.
Disons-le franchement : l'APA ne bénéficie pas d'un remboursement par l'Assurance Maladie — c'est un acte de prévention, pas de soin. C'est sa principale limite, autant le savoir avant de se lancer.
Des financements peuvent toutefois être proposés pour diminuer le reste à charge des assurés :
L'agglomération est bien dotée. Trois portes d'entrée principales : les Maisons Sport-Santé (Bellevue, Nantes Nord), habilitées par l'ARS, qui font un bilan et orientent ; la plateforme régionale « On y va ! » qui recense les offres ; et les structures sport-santé labellisées, comme FitGood.
FitGood n'est ni un cabinet médical, ni une Maison Sport-Santé, ni un substitut au kiné. Si votre médecin évalue des limitations sévères, votre place est auprès d'un professionnel de santé — on sera les premiers à vous le dire.
Notre place : l'éducateur sportif formé au sport-santé — accompagner les personnes à facteurs de risque ou pathologie chronique (stabilisée ou non), sans limitation sévère, en coordination avec le médecin. Avec ce qu'il faut pour bien démarrer : label , coachs , bilan InBody 770 et machines E-Gym pour un renforcement guidé et sécurisé. Et si notre cadre ne vous convient pas, on vous oriente vers la bonne structure.
En parler à votre médecin — lui seul évalue votre situation et décide.
Recevoir la prescription — formulaire dédié, valable 3 à 6 mois.
Faire le point de départ — un bilan (chez nous, l'InBody 770) pour un programme réaliste.
Suivre un programme encadré — par l'intervenant adapté à votre niveau.
Boucler avec le médecin — compte-rendu, suivi, puis cap sur l'autonomie.
Non. L'APA ne bénéficie pas d'un remboursement par l'Assurance Maladie : c'est de la prévention, pas du soin. En revanche, certaines agences régionales de santé, collectivités locales ou organismes complémentaires (mutuelles) peuvent proposer un financement pour diminuer le reste à charge. Renseignez-vous.
Oui. Depuis 2023, tout médecin qui vous suit peut prescrire de l'activité physique adaptée — généraliste comme spécialiste. Un kinésithérapeute peut ensuite, sauf avis contraire du médecin, renouveler une fois la prescription ou l'adapter.
Cela dépend de votre niveau de limitation. FitGood (salle , coachs ) convient aux personnes à facteurs de risque ou pathologie chronique (stabilisée ou non), sans limitation sévère, en lien avec le médecin. Si votre situation nécessite un professionnel de santé, on vous le dira et on vous orientera.
La rééducation est un acte de soin réalisé par un professionnel de santé (après une blessure, une opération…). L'APA est une démarche de prévention qui vise à réduire vos facteurs de risque et à vous rendre autonome. Les deux peuvent se succéder, mais ce n'est pas la même chose.
Pas forcément. Depuis 2022, le dispositif s'est ouvert aux personnes présentant des facteurs de risque — hypertension, obésité — sans attendre que la maladie se déclare. C'est votre médecin qui apprécie votre éligibilité.
Affections de longue durée (diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers, Parkinson, sclérose en plaques…), maladies chroniques, facteurs de risque (hypertension, obésité) et situations de perte d'autonomie. La liste est large : seul votre médecin évalue votre éligibilité.
Généralement 3 à 6 mois, renouvelable. À la fin, un compte-rendu est transmis au médecin, qui décide d'un renouvellement, d'une adaptation, ou d'un passage vers une pratique autonome.
Un compte-rendu est transmis à votre médecin, qui fait le point : renouveler, adapter, ou vous orienter vers une pratique autonome si vous êtes prêt(e). C'est le but : que l'activité physique soit entrée durablement dans votre quotidien.
Article rédigé par des éducateurs sport-santé certifiés E3S, à visée d'information. Il ne remplace pas l'avis de votre médecin, seul habilité à évaluer votre situation et à prescrire.
Première séance offerte. Bilan de composition corporelle inclus à l'inscription. Aucun engagement. On discute, vous verrez bien.
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